
Équipements de protection individuelle (EPI) : définition, obligations et cadre légal
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Qu’est-ce qu’un équipement de protection individuelle (EPI) ?
Un équipement de protection individuelle (EPI) est défini par le Code du travail comme : « un équipement destiné à être porté ou tenu par le travailleur afin de le protéger contre un ou plusieurs risques susceptibles de menacer sa santé ou sa sécurité au travail » (article L.4311-2, anciennement L.3149-9).
Concrètement, les EPI servent à protéger les salariés des dangers liés à leurs activités professionnelles. Chaque métier comporte ses propres risques, et cette diversité rend le port d’EPI indispensable pour assurer une protection adaptée à chaque situation.
Les EPI peuvent prendre différentes formes, selon la nature des risques rencontrés :
Lunettes de protection pour éviter projections ou éclaboussures, Combinaisons jetables pour préserver l’hygiène et éviter la contamination, gants de protection adaptés aux risques chimiques, thermiques ou mécaniques, Chaussures de sécurité contre les chocs, les chutes d’objets ou les sols glissants.
Ils existent pour de nombreux types de risques : mécaniques, thermiques, chimiques, biologiques, électriques… et bien d’autres encore.

Les 3 catégories d’Équipements de Protection Individuelle
Les EPI sont classés en trois catégories, en fonction du niveau de risque auquel ils doivent répondre :
EPI de catégorie I
Ils protègent contre les risques mineurs, facilement identifiables et dont les effets sont réversibles. Exemples : gants de jardinage, lunettes contre les poussières, lunettes de soleil, vêtements de pluie.
EPI de catégorie II
Ils concernent les risques intermédiaires, susceptibles de provoquer des lésions graves mais non mortelles. Exemples : casques de chantier, chaussures de sécurité, gilets haute visibilité, protections auditives standards.
EPI de catégorie III
Ils offrent une protection contre les risques mortels ou irréversibles, souvent liés à des environnements à haut risque. Exemples : appareils de protection respiratoire, gants contre produits chimiques dangereux, harnais antichute, équipements pour électriciens haute tension.
Équipements de protection individuelle : les obligations liées aux EPI
Le Code du travail, par l’article R.4321-4, précise que c’est à l’employeur de fournir aux salariés les équipements de protection individuelle nécessaires à leur sécurité. Cette obligation est gratuite et non transférable : en aucun cas, l’employeur ne peut demander une participation financière, ni déléguer cette responsabilité aux salariés.
Au-delà de la simple fourniture, l’employeur doit également :
Choisir des EPI adaptés aux risques identifiés sur le poste de travail ;
Assurer leur conformité aux normes en vigueur (marquage CE, EN, ISO) ;
Former les salariés à leur utilisation correcte et sécurisée ;
Veiller à leur entretien et remplacement en cas d’usure, dégradation ou péremption.
De leur côté, les salariés ont l’obligation de porter les équipements mis à leur disposition et de respecter les consignes d’utilisation, conformément à l’article L.4122-1 du Code du travail.
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Bien choisir ses EPI : critères essentiels
Le choix des équipements de protection individuelle doit toujours être adapté aux risques réels du poste. En restauration, hôtellerie ou collectivités, cela signifie privilégier :
Des chaussures antidérapantes pour éviter les chutes sur sols gras ou humides, Des gants jetables alimentaires pour la manipulation des denrées,
Des gants de protection chimique pour le ménage ou la plonge avec produits d’entretien,
Des charlottes, des filets à cheveux ou des masques pour garantir l’hygiène en cuisine et en restauration collective,
Des tabliers ou combinaisons imperméables pour protéger contre éclaboussures et liquides chauds.
En plus d’être conformes aux normes CE et EN, ces équipements doivent rester confortables et faciles à porter afin d’assurer une protection efficace tout au long de la journée.
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